Portrait de Tristan Beaupré

Âge : 22 ans
Pronom : Il/lui
Occupation (Activité principale) : Artiste et médiateur culturel
Ville : Lac-aux-Sables
Photo : Maxime Côté
Biographie :
Tristan Beaupré (2004) est un artiste multidisciplinaire originaire de Lac-aux-Sables, en Mauricie. Ayant grandi au cœur des paysages naturels, entre forêts, champs et cours d’eau, il développe très tôt sa sensibilité artistique sous l’influence de ses parents artistes. Sa pratique englobe le théâtre, l’écriture, la création de vêtements, la photographie, la musique et la vidéo.
Il amorce son parcours scénique par l’humour, le stand-up et l’improvisation, remportant à plusieurs reprises Secondaire en spectacle ainsi que des distinctions en improvisation à l’échelle provinciale. Il se produit également en première partie de l’humoriste Jérémy Demay. Il poursuit ensuite sa formation en Arts et Lettres, profil théâtre, au Cégep de Trois-Rivières, avant de prendre part au festival Les Reuteuleu à Lyon.
En 2026, il complète sa formation en jeu à l’École nationale de théâtre du Canada. Parallèlement, il fonde Ashes Cendres, une marque de vêtements écoresponsable issue de matériaux recyclés, et signe plusieurs collections. Lauréat du concours d’écriture La culture d’ici, ça m’allume!, il développe une écriture ancrée dans le territoire, abordant à la fois la marginalité et les réalités sociales contemporaines.
Engagé dans sa communauté, Tristan anime des ateliers de théâtre auprès de divers publics à travers tout le Québec. Il travaille actuellement à l’écriture d’un recueil de contes et légendes. Sa démarche artistique vise un théâtre accessible, ancré dans le réel, où se rencontrent l’humour, le politique et la parole populaire.
Diriez-vous que la culture peut avoir un impact sur le bien-être et la santé ? Si oui, lequel ?
Évidemment! Un peuple heureux passe par une culture en santé. Avec toutes les horreurs actuelles et la noirceur de notre monde, si les artistes n’étaient pas présents pour colorier le monde, les rues, animer les salles de spectacles, chanter la beauté, émouvoir… L’espoir serait un concept bien obscur. L’art rallume cet espoir, il le rend concret, accessible. L’art crée l’esprit de communauté. Dans nos sociétés individualistes, les derniers moments où l’on se rassemble sont ceux autour de la culture ou d’un spectacle. Il ne faut que tendre l’oreille pour voir la culture animer nos vies; elle est partout, il suffit de regarder ou d’écouter.
Quel élément de la vie culturelle de votre région fait votre fierté ?
Ce qui me rend fier par-dessus tout, c’est la passion de nos porteurs et porteuses de culture. Pour qu’une région brille, pour qu’elle soit belle et accueillante, il nous faut des passionnés! C’est l’essentiel. Je suis toujours touché de rencontrer des gens qui croient au pouvoir de l’art. Ils et elles se dédient corps et âmes à la Mauricie. Ils et elles nous sont tous aussi importants que nos cours d’eau, rivières, lacs!
Quel est votre premier souvenir des Journées de la culture ?
J’étais un tout petit bout d’homme à la salle municipale de Lac-aux-Sables. Mon père y exposait des toiles pour les Journées de la culture. J’étais seul avec lui et ces grandes personnes dont l’aura brillait, ces artistes. Si je me rappelle bien, il y avait un groupe de Notre-Dame qui présentait un spectacle musical. Un homme dont je me rappellerai toujours le visage marqué par le temps, l’air d’un sorcier, chantait et jouait de la guitare. C’était magnifique. Avec la grande curiosité naturelle héritée de mon père, j’ai discuté avec les artisans et les artisanes durant probablement plusieurs heures. J’étais tellement curieux de savoir, de comprendre comment… Comment ils et elles faisaient tout ça de leurs propres mains!? Je me suis attardé à une table où un homme exposait du cuir gravé. Son art me fascinait puisque j’étais grand amateur de films médiévaux et de fiction. En discutant, il m’a parlé de Bicolline. Un lieu qui, plus tard, me fascinera également…
Quelle importance cet événement revêt-il selon vous ?
Les Journées de la culture sont cruciales pour créer des rencontres entre artistes et public. Pour que la culture et l’art aient un impact, il faut au minimum que les gens découvrent, voient, achètent et s’intéressent à l’art fait ici. Évidemment, à la suite de mon anecdote, ces journées sont aussi une rencontre entre l’art et l’enfant, ce qui est pour moi une étape cruciale du développement de l’humain et de l’émancipation de l’imagination.
Pourquoi avez-vous accepté d’endosser le rôle de porte-parole ? Qu’en attendez-vous ?
C’est un honneur pour moi de représenter mon coin de pays et les artistes qui y créent. Après mon départ de la Mauricie vers le grand centre qu’est Montréal pour me former professionnellement comme acteur, je savais que je souhaitais revenir et m’impliquer chez nous. Voici la parfaite opportunité pour le faire et pour reconnecter à tout ce qui se fait sur notre territoire après trois ans d’absence. J’ai très hâte de sauter dans ma bagnole et d’aller à votre rencontre!
Facebook : @Tristan Beaupré
Instagram : @tristan.beaupre
Marque de vêtements: @ashes_cendres
Ateliers de théâtre: @ateliers.tristanbeaupre
Maude galerie: @tristan-beaupre
École nationale de théâtre du Canada: @diplomes.ent-nts.ca/bio/tristan-beaupre
Article dans l’Hebdo : @lhebdomtristan-beaupre-faciliter-lacces-a-lart-en-mauricie/