Portrait de Sonia Goulet

Âge : 41 ans
Pronom : Elle
Occupation (Activité principale) : Conseillère en entrepreneuriat pour MicroEntreprendre Centre-du-Québec et artiste-entrepreneure
Ville : Bécancour
Biographie :
Avec plus de dix ans d’expérience dans le domaine de l’intervention sociale, j’ai développé des compétences solides en animation de groupes, en intervention, en coordination et en gestion. J’ai occupé le poste de directrice d’un organisme sur la Rive-Sud de Montréal où j’étais responsable, entre autres, de la recherche de financement, de la rédaction de projets, de l’élaboration de plans de visibilité, ainsi que de la création de partenariats avec les différents paliers gouvernementaux et acteurs du milieu.
Par la suite, j’ai dirigé un centre d’artistes autogéré et présidé une boutique d’artisans, expériences qui m’ont amenée à restructurer des organisations, à relancer des services et à trouver des sources de financement innovantes. Je suis également fondatrice de la Maison Créative Bécancour, un espace dédié à la créativité et à la collaboration artistique.
En tant qu’artiste-entrepreneure, j’ai travaillé pendant quatre ans à temps plein comme peintre, illustratrice et conceptrice de meubles et accessoires en bois récupéré. J’anime maintenant des ateliers créatifs où je partage mon savoir-faire et stimule la créativité des participants.
Aujourd’hui, je suis conseillère en entrepreneuriat chez MicroEntreprendre Centre-du-Québec, où j’accompagne les entrepreneurs dans le développement de leurs projets d’affaires et facilite des séances de codéveloppement pour notre communauté d’artistes-entrepreneurs.
Diriez-vous que la culture peut avoir un impact sur le bien-être et la santé ? Si oui, lequel ?
Certainement! À travers mes ateliers créatifs, je mets de l’avant le pouvoir concret de la créativité. On sait aujourd’hui qu’elle permet de créer de nouvelles connexions dans le cerveau. Plus on stimule notre créativité, plus on développe notre capacité à trouver des solutions, à s’adapter et à voir autrement.
Créer, c’est aussi s’offrir un moment pour soi. On se dépose, on revient dans le moment présent et on met temporairement de côté les préoccupations du quotidien. Cet espace-là est précieux : il contribue directement au bien-être et à la santé mentale.
Quel élément de la vie culturelle de votre région fait votre fierté ?
Le Centre-du-Québec est un territoire composé à la fois de petites municipalités et de villes plus grandes, ce qui fait que l’accès à la culture peut varier d’un endroit à l’autre.
Ce qui me rend fière, c’est la capacité d’adaptation du milieu. Chaque communauté trouve des façons créatives de faire vivre la culture, malgré les réalités parfois différentes. Il y a une volonté réelle de rendre la culture accessible, et ça se ressent sur le terrain.
Quel est votre premier souvenir des Journées de la culture ?
Mon premier souvenir remonte à l’organisation de la Grande route créative Nicolet–Bécancour, un parcours de visites d’ateliers d’artistes de la région que j’avais mis sur pied autour de 2013.
C’était une expérience marquante, autant pour les artistes que pour le public, et ça m’a fait réaliser à quel point ces rencontres peuvent créer des liens forts entre les créateurs et leur communauté.
Quelle importance cet événement revêt-il selon vous ?
Les Journées de la culture sont un moment unique où tout le Québec se mobilise en même temps pour célébrer la culture, chacun à sa façon, dans sa région.
C’est essentiel pour continuer de faire rayonner les arts et de sensibiliser le public à leur importance. Il reste encore du chemin à faire pour que les artistes puissent vivre pleinement de leur pratique, particulièrement en région. Les Journées offrent une vitrine précieuse : elles permettent de se faire connaître, de créer des contacts et parfois même de générer des opportunités concrètes.
Pourquoi avez-vous accepté d’endosser le rôle de porte-parole ? Qu’en attendez-vous ?
J’ai accepté ce rôle pour une troisième année parce que je crois profondément que les arts et la culture jouent un rôle essentiel dans la vitalité d’une communauté.
Depuis toujours, j’aime mettre en valeur les autres, leurs projets et leur créativité. Que ce soit dans mes ateliers ou dans mon parcours, le fil conducteur, c’est le partage et la mise en lumière du potentiel créatif.
Ce rôle de porte-parole est une belle occasion de continuer dans ce sens et de contribuer à faire rayonner les initiatives culturelles de notre région.
Si vous avez déjà agi comme porte-parole des Journées, qu’est-ce qui a été le plus impressionnant ou marquant dans ce rôle ?
J’ai adoré mes premières expériences comme porte-parole. Ce qui m’a le plus marquée, c’est de voir toute une communauté vibrer en même temps autour de la culture.
Les rencontres avec les artistes et les organisateurs ont été particulièrement riches. Les gens sont fiers de présenter leurs projets, et on sent toute la passion derrière ce qu’ils ont créé pour les Journées de la culture. C’est inspirant et profondément humain.
Facebook : @soniagouletart
Site web : soniagoulet.com