Portrait d’Ezeckiel Saulnier-Meloche

Âge : 29 ans
Pronom : Il et elle en alternance, accords féminins et masculins en alternance
Occupation (Activité principale) : Artiste et travailleur(e) culturel(-le)
Municipalité : Rimouski
Photo : Louise Saulnier
Biographie :
Artiste transdisciplinaire et travailleur(e) culturel(-le), Ezeckiel Saulnier-Meloche cherche à créer des œuvres complexes et d’intérêt collectif. Ses pratiques servent à donner vie à l’intangible et à développer les sensibilités avec humour, tendresse et humilité. Fier(-ère) ambassadeur(-drice) de la culture depuis son arrivée au Bas-Saint-Laurent, Ezeckiel a piloté la petite caravane durant deux ans, avant de devenir agent(e) d’exposition pour la galerie d’art Léonard-Parent. En tant qu’artiste et médiateur(-trice) culturel(-le), Ezeckiel considère la relation comme un médium en soi. Elle est convaincue du pouvoir de la créativité sur la sauvegarde du tissu social. Il croit profondément au potentiel transformateur de l’art et à l’impact positif des activités artistiques sur le développement de l’identité et du sens critique. Sa force réside en sa capacité à entrer en relation et à créer à partir de ce qui lui tombe sous la main, avec ingéniosité et magie.
Diriez-vous que la culture peut avoir un impact sur le bien-être et la santé ? Si oui, lequel ?
Définitivement. La culture permet de s’ouvrir au monde, mais également de s’ouvrir à soi-même. En seulement quelques années de travail culturel, j’ai assisté à de réelles transformations! J’ai vu des enfants prendre de l’assurance au contact de la culture, développer leur esprit critique, leur sensibilité et même leur gentillesse. J’ai rencontré des personnes aînées qui se sont mises à rêver de projets créatifs tablettés depuis des décennies. Les effets d’un accès inclusif et sans prétention à la culture a un réel impact sur l’épanouissement de nos communautés et de notre filet social. Je crois sincèrement en l’impact de la culture sur le développement de l’estime de soi, de la capacité à se prononcer et à renforcer son sens de l’identité. La culture peut définitivement jouer un rôle dans la santé des individus, mais surtout des sociétés.
Quel élément de la vie culturelle de votre région fait votre fierté ?
La proximité avec le milieu.
Pouvoir croiser les acteurs et actrices de la vie culturelle à tous les détours permet d’entretenir un lien concret avec le milieu, de mettre des visages sur des organismes et de développer un réel sentiment d’appartenance avec la culture locale. Les gens se connaissent, on se croise tant dans des événements que dans le quotidien. Cela permet de se sentir proche des professionnel(les) qui nous accompagnent. Je me suis fait de véritables ami(es) en travaillant en culture et en m’y intéressant, la plupart d’entre elleux ont joué un rôle significatif dans mon parcours professionnel. J’ai tellement appris des expériences extraordinaires qu’on m’a offertes, de mes pairs et de mes mentores. Je considère qu’une des choses qui rend le milieu culturel bas-laurentien aussi spécial, c’est sa capacité à tisser des liens qui vont au-delà de la culture elle-même.
Quel est votre premier souvenir des Journées de la culture ?
Je changerais ma réponse pour parler de mon DERNIER souvenir des Journées de la culture, lors desquelles j’ai eu la chance d’organiser le vernissage de Marie J. Roy à la galerie d’art Léonard-Parent et de participer à La maison qui nous habite, en tant qu’artiste, en soirée. Je me souviens d’une journée foisonnante où tout le monde essayait de tout faire en même temps. Certain(e)s revenaient de bibliothèque et faisaient un arrêt au vernissage avant de se diriger au musée, tandis que d’autres commençaient par la galerie avant de se diriger à la Coop Paradis et de terminer à La maison qui nous habite. C’était une journée crève-cœur pour les amateurs et amatrices de culture.
Quelle importance cet événement revêt-il selon vous ?
Je crois sincèrement au pouvoir de la médiation culturelle. Offrir une grande variété d’activités gratuites aux citoyennes et citoyens apporte non seulement une vitrine particulièrement intéressante aux organismes culturels, mais facilite également les occasions de rencontres entre le public et la culture. Je crois véritablement en cette initiative, qui survit malgré les coupures et l’accès de moins en moins facile aux sorties culturelles. Il est primordial de défendre cet événement qui permet aux publics initiés et non-initiés d’entrer en relation avec l’art, le patrimoine ou la littérature de façon ludique et totalement gratuite.
Pourquoi avez-vous accepté d’endosser le rôle de porte-parole ? Qu’en attendez-vous ?
Depuis longtemps, j’attends une occasion de parler au nom de la médiation culturelle, de défendre ses avantages, de témoigner de mes observations et du réel impact qu’elle peut avoir sur les communautés. Je suis intimement persuadé(e) des bienfaits de la culture sur les individus et les sociétés et je suis honoré(e) d’avoir l’opportunité d’en faire la promotion.
Facebook : @Ezeckiel Saulnier-Meloche