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Outaouais

Portrait de Madeleine Lefebvre

Âge : 41 ans

Occupation (Activité principale) :  Doctorante en Sciences sociales appliquées à l’Université du Québec en Outaouais (UQO) et Post-doctorante à la Chaire Desjardins en développement des petites collectivités de l’Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue (UQAT)

Municipalité : Maniwaki

MRC : Vallée-de-la-Gatineau


Activités coups de cœur

Chelsea : Art en forêt

Val-des-Monts : Réalisation d’une œuvre landart communautaire

Montebello : Collectivité tissée serrée


Biographie :

J’ai grandi en Montérégie, à la campagne. J’ai déménagé en Outaouais à 19 ans, d’abord à Gatineau (Hull), puis à Maniwaki. J’ai travaillé dans le domaine de l’éducation et en développement des collectivités. J’aime l’eau, les fleurs sauvages, le café qui refroidit, le sucre, enseigner. Je bois du sirop d’érable dans une tasse. Je mets des images de chats partout dans mes PowerPoint. J’aime la course, les gros nuages bizarres, toucher les choses et les gens. Je plie le coin de la page d’un livre quand j’ai adoré une phrase. Je dois ensuite, plus tard, retrouver cette phrase. Je la retrouve toujours. J’aime la photographie, les visages, les paysages. Je fais de la recherche universitaire en développement territorial. Je suis encore étudiante à temps plein. J’ai deux enfants. J’écris de la poésie, j’écris des articles scientifiques, j’écris des demandes de subvention pour faire vivre la culture. Je suis mélomane, mais je n’aime pas ce nom, on dirait une maladie. J’aime personnifier les choses, j’établis des liens facilement. J’ai un aspirateur robot qui s’appelle Bruno et je lui parle parfois. Il ne m’a jamais répondu.


Que représente la collectivité pour vous? Comment la définiriez-vous?   

La collectivité est ce qui nous rend humains. C’est ce noyau de riches liens sociaux qui tissent notre expérience quotidienne et qui, en parallèle de l’implacable solitude que chacun vit, nous fait ressentir que nous appartenons à notre monde et que notre monde nous appartient aussi. On n’est réellement nous-mêmes que grâce aux autres et on n’est réellement chez-nous qu’avec les autres : voilà l’essence de la collectivité. Les artistes sont sans pareils pour nous ramener à ça, à notre essence collective.

Comment vous impliquez-vous dans votre collectivité?

J’ai le mot collectivité tatoué sur le cœur. Comme Obélix, je suis tombée dans le chaudron… En fait, on est tous tombés dans la collectivité quand on était petits, sinon on n’aurait pas grandi. Mais plusieurs l’oublient.
Je suis donc fiévreusement reconnaissante envers les gens et je les aime. Encore plus les artistes. J’exprime cette reconnaissance et cet amour en m’investissant depuis plus de 10 ans dans des activités, surtout culturelles, qui me permettent de voir du monde sourire, vibrer, s’épanouir et se faire des câlins. Et de côtoyer des artistes, de les mettre en valeur.
En 2016, j’ai également fondé La Note verte, un organisme à but non lucratif abritant une école de musique et une maison d’édition. Je suis fière que La Note verte permette chaque trimestre à une quarantaine de jeunes du cœur de la Vallée-de-la-Gatineau de développer leur passion culturelle. Je suis également fière qu’elle soit l’unique maison d’édition à vocation professionnelle de la région et qu’elle ait édité des auteurs et autrices formidables, de l’Outaouais comme d’ailleurs au Québec. Je suis fière qu’elle contribue à faire connaitre les auteurs et autrices, artistes et musiciens de l’Outaouais aux gens de la région et de partout dans la province.
Je suis fière que La Note verte soit en train de fonder le Camatose, un festival de poésie unique dans tout l’ouest du Québec.
Mais surtout, ce qui me rend le plus fière, c’est qu’à La Note verte, on fait ça en gang, comme on le dit à la blague : on croit viscéralement à la force du travail d’équipe.

Qu’est-ce qui vous rend le plus fier au point de vue de la collectivité dans votre région?

Les projets qui viennent de la base, qui viennent du monde, sont ceux qui me rendent le plus fière. J’aime voir des gens qui ne comptent pas leur temps, qui n’ont pas peur de se salir les mains et qui croient qu’ils peuvent faire une différence. J’aime les voir oser, mettre leurs ressources et énergies en commun et se retrousser les manches. J’aime le monde qui sourit. On a de beaux sourires en Outaouais! 😊 Mais surtout, nous sommes un haut lieu d’économie sociale et solidaire, où des coops et des OBNL innovent, font passer les gens avant l’argent ou plutôt, œuvrent à mettre l’argent au service du plus grand nombre. Ça, c’est toute une fierté régionale ! Évidemment, La Note verte fait partie de ce super mouvement d’avenir.
Il ne faudrait pas oublier qu’on a des artistes merveilleux, ici, en Outaouais. Il faudrait leur dire plus souvent qu’on les aime.

Pourquoi avez-vous accepté d’endosser le rôle de porte-parole? Qu’en attendez-vous?

Je connais les Journées de la culture depuis longtemps et je trouve ça génial ! Ça rejoint mes valeurs profondes d’inclusion et d’épanouissement par le maillage social. Ça touche également ma passion pour les arts et la culture. Hey ! Des activités culturelles gratuites ! Qui ne trouve pas ça super ? J’ai donc été honorée de cette proposition et j’ai accepté parce que c’est beau, les Journées de la culture; et je trouve ça beau également qu’on ait choisi une porte-parole régionale venant d’une MRC. C’est, à mes yeux, un geste rassembleur, inclusif en lui-même.
Je m’attends de ce rôle qu’il me permette de clamer haut et fort mon amour envers les artistes et organismes culturels de la région, afin que d’autres se joignent à moi et qu’en participant aux activités proposées en Outaouais, on puisse crier partout tout le temps : ON VOUS AIME!


Autres : Madeleine Lefebvre – Éditions du Quartz (editionsduquartz.com)
La Note Verte – Maison Édition, École de Musique – Vallée de la Gatineau