Portrait de Sylvie Fraser

Âge : 65 ans
Pronom : Elle
Occupation (Activité principale) : Artiste en arts visuels
Municipalité : Laval
Biographie :
Mon parcours comme artiste en arts visuels se définit dans une multidisciplinarité. Mes créations gravitent autour de différents médiums : des interventions in situ, se rapprochant d’une certaine forme de land art, ont ponctué mes recherches depuis 1996. J’ai aussi expérimenté comme matériaux sculpturaux des matériaux organiques. À partir de mosaïques de semences de céréales domestiques, par exemple, j’ai fait pousser des images ou des fragments de tableaux, souvent en relation avec l’histoire de l’art.
La photographie urbaine a aussi été un médium qui m’a permis d’aborder diverses thématiques, où nature et culture se croisent avec un regard teinté d’humour. J’aime explorer l’esthétisme et l’organisation de l’environnement urbain en énonçant divers rapports entre « paysage » et « pensée humaine ».
Depuis plus de vingt ans, je m’intéresse aussi à l’intégration de la sculpture dans l’espace public. Au centre de mes intérêts, j’ai aimé exploiter les formes organiques liées à la nature et à l’esthétique paysagère tout en cherchant à intégrer la couleur. En lien avec le programme d’intégration des arts à l’architecture, plusieurs œuvres se retrouvent sur les lieux d’édifices publics en territoire lavallois.
Diriez-vous que la culture peut avoir un impact sur le bien-être et la santé ? Si oui, lequel ?
Le psychiatre Boris Cyrulnik disait dans une conférence que lorsque que l’individu perd ses repères sociaux et son sentiment de sécurité lors d’événements difficiles, l’impact que cela créé sur des parties du cerveau entraîne des sentiments anxiogènes. On peut parler de la guerre mais plus près de nous de l’instabilité politique ou encore des changements climatiques… Selon son approche de la résilience, la manière de réhabiliter une forme d’équilibre et de sécurisation passerait en premier lieu par la force de la parole et, par extension, par la parole des créateurs : le théâtre, le cinéma, la musique, les arts visuels, la littérature, permettent, par une prise de parole (poétique, philosophique, engagée…) et par effet de catharsis, une restructuration de la pensée humaine émancipatrice.
Quel élément de la vie culturelle de votre région fait votre fierté ?
Depuis 10 ans environ, nous avons à Laval un vrai service de la culture. Il s’y est développé entre autres, un programme d’art public dont plusieurs gros projets d’envergure ont été réalisés (Maison / résidence Marcel Saint-Pierre, Berge des goélands, Centre communautaire Simonne-Monet-Chartrand…). Il y a aussi la Collection d’œuvres d’art qui, chaque année, regroupe des œuvres d’art contemporain d’artistes reconnus. La Maison des arts de Laval, incluant la Salle Alfred-Pellan, est aussi très dynamique avec ses spectacles et des expositions d’arts visuels très actuelles, avec un grand souci de médiation.
Quel est votre premier souvenir des Journées de la culture ?
C’était en 1994, à Montréal. On avait demandé aux artistes d’ouvrir leur atelier au public. Faisant partie du groupe j’avais, pendant deux jours, reçu beaucoup de visiteurs et eu de belles rencontres.
Quelle importance cet événement revêt-il selon vous ?
Une ouverture avec la sphère publique et la découverte de voir comment le public est curieux et intéressé à découvrir les artistes.
Pourquoi avez-vous accepté d’endosser le rôle de porte-parole ? Qu’en attendez-vous ?
J’ai fait une première expérience il y a deux ans et j’ai beaucoup aimé découvrir d’autres artistes et artisans dans ma ville : l’école d’aquarelle, la troupe de danse traditionnelle Tissés serrés, l’Atelier 213 de sculpture sur pierre, entre autres. J’aimerais explorer davantage d’autres organisations que j’avais vues très rapidement la dernière fois.
Si vous avez déjà agi comme porte-parole des Journées, qu’est-ce qui a été le plus impressionnant ou marquant dans ce rôle ?
J’ai apprécié entrer en contact avec des organismes inconnus et découvrir plus en profondeur les activités et le dynamisme des organisateurs.
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