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Côte-Nord

Portrait de Tatum Milmore

Tatum Milmore

Âge : 38 ans

Pronom : Elle

Occupation (Activité principale) : Directrice générale du Centre national des naufrages du Québec à Baie-Trinité

Ville : Sept-Îles

Photo : Musée de la Côte-Nord


Biographie :

Résidente de la Côte-Nord depuis presque trois ans, je suis née et j’ai grandi à Laval, mais j’ai passé le plus clair de ma vie de jeune adulte au piémont du Mont-Royal. Depuis mon enfance, je voyage avec ma mère, grâce à qui j’ai découvert les plages de sable et la mer bleu clair du golfe du Mexique ainsi que les vallées escarpées des Andes du Pérou. Mon avenir en sciences sociales était déjà tracé, mais c’est au lendemain de l’Inca Trail que, sans hésitation, j’ai choisi l’anthropologie comme domaine d’études.

Soutenue et encouragée par ma mère, je suis désormais titulaire d’une maitrise en anthropologie de l’Université de Montréal. Spécialisée en archéologie du Québec, j’ai eu la chance de fouiller en milieu urbain et en régions éloignées, dans le territoire et le long des anciens chemins de portages millénaires.
C’est à ce moment-là que j’ai découvert la Côte-Nord, mais il m’aura fallu plusieurs années avant de choisir Sept-Îles comme port d’attache. Épaulée par des amitiés de longue durée, j’ai fait le saut, encore une fois, sans hésitation. Le Musée de la Côte-Nord m’a accueillie et m’a offert des occasions uniques de rencontrer les gens et de découvrir la culture de la région. Je suis choyée d’être entourée de toutes ces personnes passionnées qui me rappellent au quotidien l’importance de l’écoute et de l’ouverture d’esprit. Je me pose fièrement aujourd’hui pour promouvoir le patrimoine et la culture de chez nous, façonnée par des milliers d’années de créativités et d’innovations multiculturelles.

Encouragez vos artistes et organismes locaux qui travaillent toujours très dur pour offrir de la beauté et éveiller les réflexions sur notre monde en changement. Bonne 30e édition des Journées de la culture, sur la Côte-Nord et dans toute la province !


Diriez-vous que la culture peut avoir un impact sur le bien-être et la santé ? Si oui, lequel ?

Assurément. Sans culture, il n’y a pas d’identité; sans identité, nous perdons le sens à la vie. Oui, la culture peut avoir un impact réel et mesurable sur le bien-être et la santé. D’abord, elle agit sur la santé mentale : participer à des activités culturelles – comme visiter un musée, assister à un spectacle ou pratiquer une discipline artistique – peut réduire le stress, l’anxiété et le sentiment d’isolement. Des domaines comme l’art-thérapie utilisent d’ailleurs la création artistique comme outil pour favoriser l’expression des émotions et soutenir la guérison.

Ensuite, la culture renforce le sentiment d’appartenance et les liens sociaux. Partager des expériences culturelles, que ce soit lors d’événements locaux ou au sein de traditions communautaires, contribue à briser l’isolement et à améliorer la qualité de vie. C’est particulièrement vrai dans des régions comme la Côte-Nord, où la culture est fortement liée au territoire et à l’identité collective.

Enfin, la culture peut aussi avoir des effets positifs sur la santé physique. Par exemple, certaines pratiques comme la danse, le chant ou même la participation à des activités en plein air liées au patrimoine encouragent le mouvement et une meilleure vitalité générale.
En somme, la culture agit comme un levier global : elle nourrit à la fois l’esprit, le corps et les relations humaines.

Quel élément de la vie culturelle de votre région fait votre fierté ?

C’est sa capacité à s’enraciner profondément dans son territoire tout en demeurant vivante et actuelle. La richesse des traditions autochtones, notamment celles des communautés innues, y occupe une place essentielle, en dialogue constant avec les pratiques artistiques contemporaines.

Les artistes et artisans de la région s’inspirent directement des paysages nordiques, de la mer et de la forêt, créant des œuvres authentiques qui reflètent un mode de vie intimement lié à la nature. Cette identité se manifeste aussi à travers des institutions comme le Musée de la Côte-Nord, ainsi que par de nombreux festivals, événements et initiatives locales qui valorisent l’histoire, le patrimoine maritime et la créativité régionale.

À la fois ancrée et en mouvement, cette culture témoigne d’une grande résilience et d’un fort sentiment d’appartenance, ce qui en fait une source de fierté collective.

Quel est votre premier souvenir des Journées de la culture ?

Ma première cérémonie d’ouverture des Journées de la culture en 2024 au Musée Shaputuan.

Quelle importance cet événement revêt-il selon vous ?

Cet événement m’a ouvert les yeux sur le travail colossal de l’équipe de Culture pour tous et des organismes qui œuvrent depuis tant d’années à permettre l’accès universel à la culture. C’est un sentiment d’appartenance à une collectivité qui donne envie d’y participer.

Pourquoi avez-vous accepté d’endosser le rôle de porte-parole ? Qu’en attendez-vous ?

Parce que cette initiative rejoint profondément mes valeurs. C’est aussi une occasion privilégiée de valoriser la richesse culturelle de la Côte-Nord et de rappeler à quel point la culture joue un rôle essentiel dans notre quotidien, autant sur le plan du bien-être que du sentiment d’appartenance.
En tant que porte-parole, j’espère susciter la curiosité, inciter les gens à participer aux activités et créer des rencontres significatives entre le public et les créateurs. J’en attends aussi des retombées durables : un plus grand engagement envers la culture, une meilleure reconnaissance du milieu artistique et, surtout, le désir renouvelé de faire de la culture une partie vivante et accessible de notre vie collective.


Facebook : @Tatum Milmore