Portrait de Nathalie Faucher

Âge : 51 ans
Pronom : Elle
Occupation (Activité principale) : Artiste, bénévole Société d’histoire et de généalogie de Val-d’Or et agente du patrimoine
Municipalité : Val-d’Or
Photo : Nathalie Faucher
Biographie
Artiste en arts visuels autodidacte, Nathalie Faucher explore la matière et les textures à travers le travail du papier. Son engagement pour la mémoire collective se manifeste également par son implication bénévole au sein de la Société d’histoire et de généalogie de Val-d’Or. Sur le plan professionnel, elle œuvre comme agente du patrimoine pour la Ville de Val-d’Or, mettant son expertise d’historienne et d’archiviste au service de la sauvegarde et de la mise en valeur du territoire.
Diriez-vous que la culture peut avoir un impact sur le bien-être et la santé ? Si oui, lequel ?
Absolument. La culture ne doit jamais devenir un luxe. C’est un besoin fondamental qui nourrit l’équilibre mental et émotionnel. Pour moi, elle agit comme un ancrage. Que ce soit par la création ou par la découverte, la culture apaise. Elle permet de sortir de soi, de briser l’isolement et de donner un sens à notre environnement. C’est un moteur de résilience incroyable.
Quel élément de la vie culturelle de votre région fait votre fierté ?
Ma fierté réside dans la vitalité et l’authenticité de notre territoire. En Abitibi-Témiscamingue, la culture est une force vive qui s’épanouit avec dynamisme et rayonne à travers l’engagement de gens passionnés. Je suis fière de la manière dont nous arrivons à mettre en lumière les récits essentiels qui forgent notre identité. C’est cette capacité à nous raconter avec justesse, en créant des ponts entre nos institutions et notre communauté, qui fait la richesse de notre vie culturelle.
Quel est votre premier souvenir des Journées de la culture ?
Mes souvenirs remontent aux toutes premières éditions, quand j’habitais à Montréal. Je me rappelle avoir simplement poussé la porte d’un atelier d’artistes pour découvrir leur milieu de travail. On en profitait aussi pour visiter plusieurs musées gratuitement dans la même journée. C’était un moment convivial où la ville s’ouvrait à nous et où la culture devenait soudainement très accessible. C’est ce sentiment de proximité qui m’est resté.
Quelle importance cet événement revêt-il selon vous ?
C’est un rendez-vous qui permet de démocratiser l’accès à plusieurs formes d’arts. Ça crée des ponts naturels entre les créateurs et les citoyens. Dans un quotidien qui va souvent trop vite, les Journées nous invitent à nous arrêter pour découvrir ce qui se fait chez nous. C’est une belle façon de renforcer notre sentiment d’appartenance à la communauté.
Pourquoi avez-vous accepté d’endosser le rôle de porte-parole ? Qu’en attendez-vous ?
Parce que je crois fermement à la transmission et à la force de l’engagement local. Ayant vécu ces journées d’abord comme citoyenne curieuse, je souhaite aujourd’hui redonner cette étincelle. J’espère que mon parcours pourra inspirer les gens à s’approprier leur culture. J’en attends des rencontres sincères et, surtout, le plaisir de voir les citoyens s’émerveiller devant la créativité qui bouillonne ici.