
La culture, au coeur de notre quotidien
La dernière édition des Journées de la culture s’est soldée par une réussite. Pour une quinzième fois, tout le Québec s’est mobilisé pour partager des moments hors du commun.
Les Journées signifient beaucoup plus que trois jours d’activités culturelles gratuites. Il s’agit d’une manifestation de valeurs communes et d'un désir de déploiement de la créativité. Ce concept est un temps d'arrêt, où citoyens et artistes s'unissent pour la mise en valeur d'un véritable ciment social : la culture.
Voici des extraits d’un texte de Louise Sicuro, présenté dans le cadre du colloque : 50 ans d'actions publiques en matière de culture au Québec. HEC, 4 et 5 avril 2011
L'Équipe 2.0
Pour se défaire de quelques préjugés à propos de la démocratisation culturelle au Québec
(…) Quand, il y a 15 ans, nous avons eu l’idée de créer les Journées de la culture, un grand mouvement en faveur de la démocratisation culturelle au Québec, il nous a fallu jouer de prudence dans ce qu’on allait dire et réaliser. D’autant que nous partions de l’idée que ce mouvement devait être initié par les artistes et les travailleurs culturels professionnels de partout au Québec.
La culture a ses racines dans un territoire donné et s’exprime de multiples façons selon les sentiments et les valeurs de ceux qui y vivent.
La participation citoyenne à la culture est une condition pour prétendre à un véritable développement culturel. Il ne s’agit pas de faire des citoyens des artistes mais d’encourager l’expression libre de chacun. Il ne s’agit pas non plus de discréditer la culture d’avant-garde ou d’élite ou les traditions ou les techniques et coutumes mais de garder la culture vivante.
En ne portant attention qu’à la culture d’élite fondée sur l’excellence, l’expertise et l'industrialisation, nous avons perdu de vue le continuum sur lequel la culture se crée et se développe.
Si la culture est le socle sur lequel reposent nos valeurs et nos sentiments définissant notre humanité, elle ne doit plus être perçue seulement comme un secteur d’activités mais doit être comprise comme une dimension de la vie que nous partageons quotidiennement.
Ce sont de nouveaux rapports qu'il faut créer avec la population. C'est ce que visent notamment les Journées de la culture en cherchant à établir une conversation en continu avec nos voisins, les entreprises, les institutions scolaires, les philanthropes et les dirigeants des pouvoirs publics. Elles sont le porte-voix pour clamer que la cause culturelle est un véritable projet de société. (…)
La culture a ses racines dans un territoire donné et s’exprime de multiples façons selon les sentiments et les valeurs de ceux qui y vivent.
La participation citoyenne à la culture est une condition pour prétendre à un véritable développement culturel. Il ne s’agit pas de faire des citoyens des artistes mais d’encourager l’expression libre de chacun. Il ne s’agit pas non plus de discréditer la culture d’avant-garde ou d’élite ou les traditions ou les techniques et coutumes mais de garder la culture vivante.
En ne portant attention qu’à la culture d’élite fondée sur l’excellence, l’expertise et l'industrialisation, nous avons perdu de vue le continuum sur lequel la culture se crée et se développe.
Si la culture est le socle sur lequel reposent nos valeurs et nos sentiments définissant notre humanité, elle ne doit plus être perçue seulement comme un secteur d’activités mais doit être comprise comme une dimension de la vie que nous partageons quotidiennement.
Ce sont de nouveaux rapports qu'il faut créer avec la population. C'est ce que visent notamment les Journées de la culture en cherchant à établir une conversation en continu avec nos voisins, les entreprises, les institutions scolaires, les philanthropes et les dirigeants des pouvoirs publics. Elles sont le porte-voix pour clamer que la cause culturelle est un véritable projet de société. (…)







